« On n’est pas les premiers à rêver des vagues du Pays basque,
et on ne sera sûrement pas les derniers… mais ce matin, elles sont à nous. »

Surf trip in Basque Country.
Voici le récit original traduit et édité par Campy Camper de trois surfeurs australiens.
Les auteurs Clayton, Trevor et Steeve sont passés par Campy Camper pour visiter le Pays Basque Espagnol.Salt Air, Cold Waves and No Plan at All – L’aube, le sel, les vagues froides et aucun plan
Le van grince sur le gravier avant de s’arrêter. La portière s’ouvre et l’air salé du matin nous frappe en pleine gueule.
On est loin de Sydney, mais l’océan nous parle le même langage.
Quelques vagues roulent déjà au loin, parfaites, indifférentes à notre excitation et à nos corps collés de sable humide.
Steeve sort les bières de la glacière. Et Trevor gratte quelques accords sur sa guitare, juste pour le plaisir. Pas de plan précis, pas de stress, juste la route, les vagues et cette obsession simple : attraper la prochaine bombe avant que le soleil ne les avale.
Bienvenue au Pays basque, version australienne — brute, authentique et sacrément vivante.
On traîne nos planches jusqu’à l’eau, encore un peu endormis, mais le sel et le vent nous réveillent mieux qu’un café.
La première vague nous cueille comme une claque amicale : froide, rapide, parfaite.
Trevor crie un truc incompréhensible, Steeve chute, se ramasse comme une fiotte, et moi, je rigole tellement que j’en oublie presque de ramer.
L’océan ici ne pardonne pas, mais ça fait partie du jeu. Chaque vague nous brûle les bras, nous gèle les pieds, et nous rend accro à ce mélange de douleur et de plaisir.
Entre deux sessions, on se rue sur nos boards comme des chiens affamés, en riant, en jurant, en trinquant à chaque retour au van avec la bière qu’on a miraculeusement gardée intacte .
Le soleil monte, et déjà, on sait que ce ne sera pas juste une session.
C’est le genre de matin où tu te dis que si toutes les vies pouvaient commencer comme ça, personne ne voudrait jamais grandir.
On sort de l’eau trempés, congelés, mais vivants comme jamais. Le sel coule encore sur nos visages, et l’odeur de bière tiède nous rappelle que notre premier toast de la matinée n’est jamais très loin. Direction le village, où les pintxos nous accueillent comme des vieilles rockstars: chorizo grillé, pimientos, calamars frits… chaque « bocadillo » semble crier « Bienvenue dans le royaume du surf basque ».
On rigole, on se bastonne un peu pour savoir qui a pris la plus grosse vague, on se raconte des histoires de surf légendaires avec Miki Dora, Elkerton, Curren, Machado, Robbie Page, Occhiupo, Slater…
Ces types ont vibré ici avant nous, ont chargé des houles monstrueuses en automne, ont vécu la même folie que nous, mais, avec un peu plus de gloire et un peu moins de bière tiède. Parfois, en regardant l’océan depuis la terrasse, on imagine leurs ombres se glisser à travers les murs du vieux port, entre les bars de pêches et nos riffs de guitare.






On reprend la route, et là, tu comprends pourquoi certains considèrent cette route côtière comme l’une des plus belles au monde.
La route serpente depuis Zarautz jusqu’à Bilbao, à flanc de falaises, avec l’océan qui hurle à notre gauche et les vignes de Getaria qui brillent sous le soleil du matin.
On passe par Elantxobe, et le van tremble sur les pavés, mais qui s’en soucie ?
La mer, les forêts d’eucalyptus sur les collines qui exhalent leur parfum enivrant, et les effluves des retours de pêche après une nuit de houle nous collent une ivresse pure, plus forte que n’importe quelle bière.
Arrivés à Mundaka, les conditions sont tops. On se met à l’eau à marée basse.
Le courant nous amène direct au pic, et là… la vague mythique s’étale devant nous comme une promesse.
Au line up, les places sont chères , le niveau élevé et les locaux déjà bien engagés et pas forcement prêts à partager.
Heureusement le port de Bermeo s’étend à 5 km au dessus, avec ses chalutiers étincelant qui semblent danser dans la lumière dorée du coucher de soleil.
Parfois, si tu lèves la tête à l’aube, les vignes sont baignées de rosée et le ciel explose en rose et orange. C’est l’endroit où chaque surfeur, même le plus dur à cuire, sent que le monde entier lui appartient.
Entre les sessions selon les marées, on flâne à Bakio où les jolies filles des familles de riches industriels de Bilbao passent leurs vacances avec cet air inaccessible et fier mais fascinant.
Le soir à l’heure du paséo toutes les générations se confondent.
Gaiement sur les terrasses, rires, pintxos et verre bodega à la main c’est le bonheur des retrouvailles de fins de journées. Les histoires de surf et les éclats de rire de la rue se mélangent à l’odeur des bars et du poisson grillé.
Tout te rappelle que tu es vivant, que tu surfes, que tu ris, que tu manges, que tu bois et que tu vibres cette côte magique.

Puis arrive le moment que tu attends à Mundaka: la gauche mythique fonctionne à nouveau.
C’est un jour où les locaux bossent enfin.
Je rame, je sens la puissance de la vague me happer, et d’un coup, je suis dedans. La lumière du matin frappe l’eau juste à temps, peignant le tube d’or et de jade.
Le tube m’engloutit, les parois d’eau me caressent et me serrent à la fois, et pour quelques secondes, le monde entier disparaît. Juste moi, la vague, et ce hurlement de joie que personne ne peut entendre. Steeve hurle quelque chose d’incompréhensible à côté. Moi, je serre les dents, je prie : je sors du tube en un seul morceau. Chaque seconde dans cette gauche vraiment magique est une photo que ton cerveau refuse d’oublier. À l’intérieur, le temps se tord : une seconde dure une éternité, et une éternité tient dans un battement de cœur. Tu passes à travers, tu respires, et tu sais que tu viens de toucher un petit morceau de légende. Je rie comme un idiot.
La nuit tombe et on revient au van, les jambes encore fébriles et le cœur brûlant d’adrénaline.
Le soir, la lumière rase les falaises, peint l’océan en or brûlé, et tu comprends pourquoi avant toi, tant de surfeurs sont tombés amoureux de l’endroit.
La route est silencieuse, mais l’odeur des tapas et des raciones qui nous attendent dans le village nous fait sourire. Pas de luxe, juste nous et le van qui nous sert de maison roulante, mais chaque moment semble plus vivant que n’importe quel palace. On sort les bières, on réchauffe quelques restes de la veille, des pâtes avec du chorizo et des calamars, et Trevor gratte ses riffs imparfaits mais parfaits pour l’ambiance.
On rigole des gamelles du jour, des vagues qui nous ont écrasés, des histoires un peu sales mais tellement vraies, et parfois, on lève la tête vers le ciel étoilé en silence, juste pour sentir la chance d’être ici.
Les élégantes croisées dans les villages, les terrasses animées, le port de Bermeo qui brille dans la nuit… tout devient un décor, mais on s’en fout. On vit dans le van où séche nos combis toujours mouillées, on partage nos bières, nos blagues et nos rires. On est fauché, mais on a tout ce qu’il faut : la mer, la route, la bouffe, la musique et l’énergie folle de ces légendes qui ont surfé ici avant nous.
Et là, entre deux gorgées, on sait que ce n’est pas juste un surf trip. Ce n’est pas le confort qui nous fait rester, c’est cette sensation rare d’être exactement là où on doit être.
C’est une leçon : la vie peut être simple, rugueuse et imparfaite, mais elle peut aussi être intense, dorée et inoubliable, comme la première vague qui t’a fait hurler de joie ce matin. Le van vibre doucement sous nos rires, et on s’endort avec la mer dans les oreilles, prêt pour demain… et pour la prochaine vague.








Si ce récit original de Clayton, Trevor et Steeve traduit et édité par Campy Camper, t’a donné envie de prendre la route à ton tour, voici quelques conseils pratiques et lieux incontournables pour organiser un surf trip le long de la côte basque espagnole, entre vagues mythiques, routes spectaculaires et villages pleins de caractère.

Automne (septembre à novembre) : la meilleure période pour le surf. Les houles sont plus consistantes, la lumière est magnifique, et il y a moins de monde à l’eau.
Printemps : bonnes conditions variables, nature verdoyante, floraison spectaculaire , ambiance plus calme.
Été : vagues plus petites et plages très fréquentées, mais idéal pour une première découverte et la vie locale.
🏕️ Camping Zarautz 🏄
Camping emblématique avec vue directe sur l’océan. Très bien noté, idéal pour les surfeurs souhaitant accéder rapidement à la plage de Zarautz tout en profitant d’un cadre naturel spectaculaire.
(Iconic campsite with direct ocean views. Highly rated and ideal for surfers looking for quick access to Zarautz beach in a stunning natural setting.)
🏕️ Camping Portuondo (Mundaka) 🏄
Camping calme au cœur de la réserve d’Urdaibai. Excellent point de chute pour surfer la gauche mythique de Mundaka, dans un environnement vert et paisible.
(Quiet campsite in the heart of the Urdaibai reserve. A great base for surfing the legendary Mundaka left in a peaceful green environment.)
🏕️ Camping & Bungalows de Laida 🏄
Situé à proximité immédiate de la plage de Laida. Parfait pour combiner surf, nature et grands espaces, avec un accès facile aux spots de la région.
(Located close to Laida beach. Perfect for combining surf, nature and wide open spaces, with easy access to regional surf spots.)
🏕️ Camping Arrien – Gorliz / Barrika 🏄
Camping nature bien situé pour explorer les falaises de Barrika et les spots exposés de la côte ouest de Bilbao. Idéal pour les surfeurs en van.
(Well-located nature campsite for exploring Barrika’s cliffs and exposed surf spots along Bilbao’s west coast. Ideal for van-traveling surfers.)
🚐⚠️ Stationnement & haute saison
En haute saison, il est impératif de respecter les panneaux et zones de stationnement autorisées. Le stationnement sauvage est strictement contrôlé sur la côte basque espagnole, notamment près des plages, falaises et spots de surf. Privilégiez les campings et aires officielles.
( During high season, it is essential to respect parking signs and designated parking areas. Wild parking is strictly regulated along the Spanish Basque coast, especially near beaches, cliffs and surf spots. Use official campsites and authorized areas.)
Le van est le meilleur moyen de longer la côte et de s’adapter aux conditions.
Le stationnement est généralement toléré hors haute saison, à condition de rester discret, propre et respectueux.
Éviter de camper directement sur les spots les plus connus.
Faire le plein d’eau et de nourriture avant les zones plus isolées.
Tester les pintxos, tapas et raciones dans les bars locaux.
Poisson frais, calamars, chorizo et cuisine simple mais généreuse.
Les débuts de soirée sont très vivants : toutes les générations se retrouvent dans les rues et sur les terrasses.
L’ambiance est conviviale, bruyante et chaleureuse.









Toujours vérifier les marées, surtout à Mundaka.
Respecter les locaux et les priorités à l’eau.
En cas de doute sur les conditions, observer et demander conseil.
Le Pays basque peut être puissant et imprévisible : humilité recommandée.
Pour continuer votre road trip surf au Pays Basque, explorez nos vans équipés pour vos aventures.
Voir les Campy CamperPour préparer votre itinéraire, retrouvez tous les spots de surf, villages et lieux incontournables sur notre carte interactive du Pays basque.
(“Explore all the surf spots, villages, and scenic routes we visited with our interactive Basque Country map and plan your own surf adventure.”)